Les Soeurs de l'Immaculée Conception iront sans hésiter là où la voix du pauvre les appelle.
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Mbour

HISTORIQUE DE LA MAISON IMMACULEE DE MBOUR

Le 10 octobre 1956, s'installe à MBour, dans l'ancienne maison d'habitation des Etablissements PETERSEH, la première Communauté Bleue, composée de Mère Théophane, Sœur Maria Gulllermina, Sœur André Marie.

Cette fondation répond à une nécessité de l'Eglise locale, désireuse de voir des religieuses s'implanter au chef-lieu de la Petite Côte qui, du fait du développement du tourisme, prend de plus en plus d'importance.

Elle réalise aussi un vœu de la Province qui voulait avoir une oeuvre hors du Cap-Vert plus insérée dans le milieu, et de ce fait plus "missionnaire" .

Cette maison est destinée aussi à servir de lieu de repos et de vacances aux Soeurs de la Province, à une époque où les congés dans les pays d'origine, étaient assez espacés.

Durant les vacances de 1956, plusieurs équipes s'y succèdent pour profiter des bains de mer, jouir du calme et de la paix de cette station balnéaire, et aussi préparer la rentrée.

Mère Marie Elie se charge, en octobre, de faire les inscriptions pour le Jardin d'enfants qui ouvre ses portes le 12 novembre. 80 élèves se présentent dès le premier jour. Sœur André Marie fraîchement arrivée de France s'occupe des plus grandes tandis que Mère Théophane directrice secondée par une monitrice, prend en charge les plus jeunes.

Quant à Sœur Marie Guillermina, l'entretien de la maison, de la lingerie et de la sacristie paroissiale lui est dévolu. Par la suite elle ouvrira un ouvroir, qui fermera ses portes le jour où l'administration lui fera concurrence avec des moyens plus importants.

Les deux premières classes fonctionnent tant bien que mal dans des locaux peu adaptés (anciens magasins de la société), car les transformations entreprises ne se termineront qu'en janvier.

Au début de l'année 1957, les travaux sont terminés. Le magasin est devenu une vaste salle de classe, claire et aérée. Tout semble aller au mieux, lorsque la Croix vient faire son apparition.

Mère Théophane doit s'aliter et rejoindra peu après la Maison Provinciale, d'où, en juin, elle partira pour la France. La Communauté est réduite à deux durant de longs mois. Elle est réconfortée mensuellement par la visite de Mère Jean de la Croix, alors Provinciale.

Pendant les vacances de 1957, une équipe de maçons est à l'œuvre pour la construction de nouvelles classes dont deux fonctionnent dès novembre. A cette époque, Sœur Marie Thérèse vient grossir la Communauté. Musicienne, elle prend en charge la chorale paroissiale et lui donne une vigoureuse impulsion.

En février 1958, Mère Théophane revient à son poste. Quelques semaines après son retour, elle a la joie d'inaugurer l'oratoire où Monseigneur Lefebvre vient célébrer la première messe. L'école mixte a pris sa vitesse de croisière et se développe progressivement. Le jeudi les Sœurs assurent la catéchèse paroissiale et les réunions d'Ames Vaillantes. Mais en octobre 1961, la Communauté perd Sœur Marie Thérèse affectée à Kaolack. Elle est remplacée en 1962 par Sœur Louis de Gonzague qui reprend la chorale en main. Un an après en 1963, Sœur María Evangelina vient remplacer Sœur María Guillermina qui rejoint l'Immaculée à Dakar.

Mais le Curé de la Paroisse désire avoir son école de garçons qui ouvre ses portes en octobre 1964 et de ce fait allège nos effectifs de 81 élèves.

En 1965, Mere Théophane achève son troisième mandat et cède la place tout en gardant la direction de l'école à Mère Jean Raymond qui assure une classe. Sœur André Marie est donc mutée à l'Immaculée. En 1966 Mère Théophane quitte Mbour pour Rufisque. Elle est remplacée à la direction de l'école par Sœur Léontine.

Au terme de son premier mandat, en 1968, Mère Jean Raymond, qui regagne Notre Dame est remplacée par Mère Louis de Gonzague. Successivement assureront la direction de l'école après Mère Théophane ; Sœur Léontine, Sœur Clotilde, Sœur Jeanne de Chantal, Sœur Jean Bosco, Sœur Jean Raymond, Mère Marie Berthe.

Mère Louis de Gonzague développe l'action sociale de la Communauté. Elle visite les villages environnants, y assure la promotion féminine, la P.M.I. et la catéchèse. Elle s'occupe aussi du village des lépreux à Mballing et tient la permanence de l'ASAL (Association d'Aide aux Lépreux) jusqu'au jour ou l'organisation CARITAS prend en charge les hanséniens.

Mbour s'étend de plus en plus à tous points de vue. La Direction diocésaine décide d'y ouvrir un Cours Secondaire dans les locaux du primaire qui réintègrera l'Immaculée.

Sœur Jeanne de Chantal accueille donc les garçons de l'école St Esprit en 1972.

En vingt ans, le nombre d'élèves est passé de 88 à 567.

Cette même année 1972 est inaugurée l'école ménagère que vient de faire construire Mère Marie Francisque, alors Provinciale. Sœur María Martina y dispensera des cours de coupe et de couture jusqu'à l'arrivée de Sœur Bernardina en 1974, date à laquelle la première rejoindra Kaolack. Le programme de formation s'étend sur trois ans, portant sur l'éducation familiale avec sa dimension morale et spirituelle. 65 jeunes filles le fréquentent.

Au terme de son troisième mandat en 1977, Mère Louis de Gonzague quitte Mbour pour Mont Roland.

Elle est remplacée par Mère Marie Elie qui donne la direction de l'école à Sœur Jean Raymond. En 1983, celle-ci quitte définitivement le Sénégal pour des raisons familiales.

Mère Marie Berthe est alors nommée Supérieure et Directrice tandis que Mère Marie Elie prend en charge la Mission de Fatick.

En 1984 Soeur Pierre Claver rentrant de France après une année passée à la Maison Mère pour raison de santé, remplace Sœur Louis de Gonzague affectée à Rufisque et qui a œuvré à Mbour pendant un an, après la fin de son second mandat à Mont Roland.

Outre son emploi au niveau de l'école, elle est chargée de la pastorale diocésaine sur la Petite Côte, et de l'action apostolique au niveau des malades de la ville.

Actuellement l'œuvre de Mbour compte 16 classes élémentaires, 5 classes préscolaires, et 3 classes d'enseignement ménager.

La Catéchèse se donne à l'école pour les élèves chrétiens, tandis que les musulmans ont des cours de morale religieux.

Les Soeurs font aussi, le mercredi la catéchèse des élèves des écoles publiques.

Sur le plan pastoral la Communauté assure l'animation liturgique, l'entretien de la Sacristie, l'animation des Mouvements CV-AV ; JEC ; Légion de Marie ; Association de femmes chrétiennes ; Visites Apostoliques aux vieillards et aux infirmes de la ville ; pastorale vocationnelle.

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Site des Sœurs de l'Immaculée de la PAO