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Covid 19 et Le Microcrédit

 

 

« Avec le Microcrédit, nous nous rendons sur l’île de Fayako.Nos sœurs Marie Florence Diouf, Agnès Daba Seck, accompagnées de Marie Thérèse Ndong vont à la rencontre des femmes pour le microcrédit.

Cette traversée du fleuve nous renvoie à la légende du petit colibri. Leur présence apporte les petites gouttes d’eau qui soulagent et réconfortent. Elles aussi « font leur part »

Comme toutes les activités économiques du pays, le microcrédit continue de subir les effets de la pandémie. Les conséquences sur le suivi des groupes des femmes bénéficiaires de microcrédit sont grandes. En effet, depuis le 17 mars date de notre dernière rencontre avec les femmes de Fadiouth pour le versement du sixième mois, nous n’avons plus effectué de sorties.Toutes les activités ont été suspendues attendant de voir l’évolution de la pandémie.

Les rencontres qui étaient prévues au mois d’avril avec les partenaires ont été également annulées. Avec l’assouplissement des mesures, nous reprenons petit à petit. Il faut signaler que durant cette période d’arrêt, beaucoup de groupements devraient faire le versement du sixième mois. Même si les villages n’ont pas enregistré de cas positifs du Coronavirus, ils ressentent les conséquences avec la fermeture des marchés hebdomadaire « Louma », ainsi que les restrictions de voyages interurbains. Par ailleurs, certaines femmes pourraient avoir des difficultés pour honorer leur engagement lors des versements. En conséquence, l’échéance du projet risque d’être impactée à son tour. Cette situation fera l’objet de réflexion avec les partenaires pour voir les mesures d’accompagnement adaptées à prendre.

Tout dernièrement, le mercredi 17 juin, nous sommes allées à la rencontre des femmes de Nakamaye à quelques kilomètres de Thiadiaye pour le versement du semestre. Avant de commencer, sœur Marie Florence a pris un temps de sensibilisation. En effet, à notre arrivée nous avons remarqué que les femmes n’avaient pas leurs masques et les mesures barrières n’étaient pas du tout respectées. Nous espérons que notre sensibilisation portera du fruit.

En compagnie de Mme Emeline Ndiaye, sœur Marie Florence a repris les activités à Fatick.C’est le même constat.L’arrêt brusque de toutes les activités au sein des organisations féminines a tout bouleversé. Pour ces femmes, le petit commerce qui contribuait à la survie des familles, s’est lourdement appauvri. Le microcrédit est au ralenti ainsi que les épargnes et les remboursements. Les rencontres durant les formations étaient des moments de retrouvailles et de partages d’expériences. Comment redynamiser les groupes et relancer les activités au moment où la covid 19 continue à se propager ? Nous sommes toujours présentes.

f t g m